Regle de vie 2019

Malgré ces modifications, dès 1677 (et la fondation d’une maison Marienne au Cénacle de Nouveau Jérusalem), seuls les Mariens de Korabiew avaient l’obligation d’observer des règles érémitiques strictes. Lorsque La Règle fut publiée en 1687, Stanis- las y avait déjà introduit la permission d’assister les paroisses (ch. 1, n. 3), de nouvelles déclarations papales en matière de vie com- munautaire (ch. 6, n. 1) ainsi que des directives précises destinées aux Mariens (ch. 7, n. 8). Il est vrai que la Règle reflète très peu l’orientation fondamentale des Mariens vers une vie apostolique à l’extérieur des monastères. Pourquoi? Il semblerait que cela s’explique par la situation légale du nouvel institut des Mariens: il était à peu près impossible d’obtenir l’approbation apostolique. C’est pourquoi les Mariens ont été fondés sous le statut d’ermites – un statut déjà approuvé par l’Église – ce qui s’avérait l’unique expédient légal pour créer un nouvel institut sans obtenir l’approbation du pape mais unique- ment celle de l’évêque local. En d’autres termes, cela permettrait aux Mariens d’exister – sous le statut d’ermites. Durant la période 1687–1698, il a fallu de nouveau insister sur le fait que les Mariens étaient des ermites et qu’ils étaient par le fait même dispensés d’approbation pontificale afin de contrer les attaques des détracteurs de l’Institut. Telle était la portée des arguments contenus dans la “Préface” rédigée par Stanislas en 1697 alors qu’il préparait le texte de La Règle de vie – corrigé en 1694 par le Cardinal Colloredo – en vue de sa publication. La présente traduction ne contient que des extraits de cette “Préface”; les considérations générales d’ordre légal ont été omises. La Règle de vie de 1698 fut la dernière édition à paraître du vivant de Stanislas et c’est le texte de cette édition latine qui a fait l’objet de la présente traduction (*). (*) Référence à l’édition anglaise. L A R ÈGLE DE VIE 10

RkJQdWJsaXNoZXIy MjI2Mw==