349 s’il refuse d’écouter, le dire à la communauté de l’Église (cf. Mt 18,15-17). Quant à ce qui concerne les défauts de ceux qui n’appartiennent pas à la Congrégation, estimez à ce point que cela ne vous appartient absolument pas, que vous ne devez pas croire que vous devriez les blâmer, à moins qu’il vous semble être guidé par une ferveur juste. 4. Pour la seconde fois, le supérieur local doit réunir ses [subordonnés] les jours du Seigneur, après la méditation du soir, ou à tout autre moment approprié, pour une conférence spirituelle qu’il prêchera lui-même ou quelqu’un d’autre qu’il recommandera, en latin ou dans la langue maternelle, dans un langage simple, clair, ardent, afin de stimuler l’esprit de ses [subordonnés] à s’exercer dans la vertu, à déraciner leurs passions et à rechercher la perfection. On pourra également lire un livre pieux sur ce sujet qui les encouragerait tous, tranquillement mais efficacement, à aimer Dieu, à suivre les traces du Christ, à observer la discipline religieuse et à persévérer dans la sainte pénitence. Après la conférence, que soit déterminée une mortification ou prière, ou un autre acte de vertu, qui devrait être mis en pratique par tous durant la semaine. Au cours de cette même assemblée, le supérieur peut aussi délibérer avec les aînés au sujet de quelque chose qui concerne le bien public, si les circonstances ou la nécessité l’exigent. 5. Enfin, que tous se rassemblent au signal de la cloche, universellement admis, pour soutenir l’âme d’un membre de la Congrégation quittant cette vie temporelle, par des avertissements pieux, des prières et d’humbles larmes, afin de la recommander à la bonté et à la miséricorde de Dieu, l’aidant fraternellement et de toutes leurs forces, afin que nul, dans cette dernière lutte, ne soit menacé quant à son Règle des dix plaisirs ou Des dix vertus évangéliques
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