Constitutions et Directoire Des Peres Mariens

326 Toutes les pénitences et mortifications qui vous sont assignées par le Supérieur doivent être accomplies avec l’aide de Dieu, humblement et joyeusement, aussi dures paraissent-elles. Ne murmurez pas non plus contre les supérieurs et ne vous plaignez pas d’eux, mais aimez-les et respectez-les. Et si quelqu’un était vraiment chargé par un supérieur, que soit il le supporte très patiemment pour mériter la vie éternelle, ou que le plus modestement possible, seul ou par quelqu’un d’autre, il présente [ce problème] à celui par qui il est chargé, afin qu’il applique la modération due. 2. La substance de votre pauvreté consiste à ce que personne, sans le consentement du supérieur, ne possède quoi que ce soit de privé ou n’ose l’appeler le sien. Qu’il conserve les choses qui lui auraient été attribuées pour son usage propres, dans leur entièreté et, autant que possible longtemps. Que tous les revenus soient pour le service commun, sans tenir compte qu’ils proviennent ou non de l’aumône ; et que la manière de les recueillir, conserver et distribuer soit conservée dans sa totalité sous peine des sanctions prévues dans les décrets pontificaux38. Que nul ne garde chez lui non seulement de l’argent, sous peine de le priver d’une voix active et passive, mais également de la nourriture et des boissons, sans l’autorisation de son supérieur, et celle-ci accordée avec sagesse pour un temps limité. Car tous devraient vivre de la propriété et de la table commune. 38Il semble qu’il s’agisse ici du décret de Clément VIII Nullus omnino (1599), où le § 2 dit qu’un religieux ne peut rien posséder en propre. On y énonce également les sanctions pour ceux qui ne se conforment pas à cette règle papale ; Cf. NVS, p. 40, note 38. Appendix

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