Constitutions et Directoire Des Peres Mariens

327 Et cette autorisation ne devrait être accordée qu’aux confrères âgés et malades, ayant prévu tout dommage possible. Par conséquent, qu’aucun d’entre vous, sans l’autorisation des supérieurs, n’accepte quoi que ce soit de quiconque, que ce soit parmi les habitants de la maison ou hors de la maison, ni ne donne quoi que ce soit à quiconque. Quant au patrimoine ou aux biens qu’il posséderait dans le monde, qu’il les partage avant sa profession, à moins qu’il y ait un obstacle, mais qu’il le fasse alors le plus tôt possible après sa profession, car notre Seigneur l’a clairement déclaré: «Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être Mon disciple» (Lc 14,33). En outre, pour qu’en cas de pénurie sévère les membres ne soient pas négligents dans le service de Dieu, que les supérieurs les pourvoient suffisamment en tout, selon nos lois, mais sans superflu, autant qu’ils le pourront dans le Seigneur. Quoiqu’il convienne à chacun de se souvenir, et d’imiter le dénuement du Roi céleste qui, comme nous le lisons, n’avait même pas sa propre demeure (Cf. Mt 8, 20 ; Lc 9, 58), et étant un jour assoiffé, Il n’a été gêné de demander de l’eau (Cf. Jn 4,7). Par conséquent, vous aussi, vous trouvant dans la plus grande pauvreté39, réjouissez39La «plus grande pauvreté» (summa paupertas) n’est pas légalement imposée de cette manière à la Congrégation des Mariens, mais est indiquée ici comme une situation dans laquelle ils pourraient se trouver suite à certains facteurs externes. Néanmoins, il est recommandé aux Mariens, dans la vie quotidienne, un esprit de la pauvreté absolue, c’est-à-dire se satisfaire de ce qui est vraiment nécessaire à la vie, de la modestie, de la simplicité et de l’économie dans le logement et l’alimentation, comme on peut le voir dans les chapitres suivants du NV. En effet, les Mariens vivaient généralement dans «la plus grande pauvreté», comme en témoigne La Règle de la Vie

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