Regle de vie 2019

les membres obéiront aux supérieurs et aux lois et ce, sans hésitation ni prétention. Les membres ne devraient pas croire qu’ils aient le droit ou le privilège de citer le supérieur en justice. Ceci est statué de manière à éviter les querelles, scandales et rébellions. S’il surgis- sait des controverses, ou toute autre cas de moindre importance, cela devrait être résolu et rectifié au sein même de la congrégation de façon normale, paisible et équitable. Par cette règle, nous n’avons néanmoins nullement l’intention de contredire quoi que ce soit qui relève du droit canon ou tout autre décret ou avis de l’Église Ro- maine. Si l’un d’entre vous est reconnu coupable de désobéissance entêtée, s’il est un brandon de discorde ou un agitateur malicieux, que son action soit entravée par l’effort commun de tous ceux qui favorisent la paix intérieure et le bon gouvernement (cependant, on doit d’abord assurer la possibilité d’une juste défense et apologie, le tout conformément aux préceptes du droit). Si cela s’avérait néces- saire, on pourrait même recourir aux autorités civiles 22 . En vérité, un serviteur de Dieu doit être un homme pacifique. Doit-il juger la personne à qui il doit obéissance? Ne doit-il pas plutôt considérer l’amour en vertu duquel il est appelé à obéir?Vous devriez accomplir humblement et dans la joie, avec l’assistance divine, toutes péni- tences ou mortifications déterminées par un supérieur même si celles-ci vous vexent. Vous ne devriez pas médire des supérieurs ni vous plaindre mais plutôt les aimer et les honorer. Toutefois, si quelqu’un est véritablement accablé par un supérieur, il pourra choisir d’endurer patiemment ce qu’il juge opprimant pour le mérite de sa vie éternelle ou, de lui-même ou par l’intercession d’un tiers, présenter une pétition à ce supérieur, en toute soumission et toute humilité, afin que ce dernier puisse faire preuve de modération en cette situation. 2. Voici en quoi consiste l’essence même de votre pauvreté: que nul ne détienne un bien pour son usage personnel sans le consente- ment des Supérieurs et que nul n’ose prétendre qu’une chose lui ap- partienne. Toutefois, qu’il prenne grand soin de préserver proprement et longuement tout ce qui lui est remis pour son usage personnel. Chapitre III 29 22 Les autorités civiles étaient fréquemment appelées à intervenir pour mettre un terme aux rébellions dans les monastères.

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