85 Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la Congrégation des Pères Mariens s’est développée et renforcée - tant par le nombre de ses membres et couvents que par son activité apostolique – au point que, dans cette activité particulière, les normes imposées par les Franciscains devenaient un obstacle plutôt qu’une aide. C’est pourquoi les Mariens, ayant entrepris des démarches pour se séparer de l’Ordre des Frères Mineurs de saint François de l’Observance (Réformés), ont publié en 1778 les «Statuts de l’Ordre des Pères Mariens sous l’invocation de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge»1; ces règles ont supprimé toute trace du lien juridique avec les Franciscains et des habitudes qu’ils avaient imposées. Enfin, en 1786, s’est produite, sous l’autorité du SaintSiège, l’ultime séparation de la Congrégation, c’est-àdire de l’Ordre des Pères Mariens et de l’Ordre des Frères Mineurs. L’année suivante, le 27 mars, le pape Pie VI a approuvé les «Statuts» avec des modifications mineures sous le nom de «Constitutions de l’Ordre des Prêtres Mariens de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie». Au cours du XIXe siècle, et particulièrement après 1864, les actions des autorités russes cherchant à supprimer la vie religieuse ont provoqué que, en 1908, parmi les Mariens jouissant des pleins droits religieux, il ne restait que le supérieur général, le père Wincenty Sękowski, demeurant à Mariampol, en Lituanie. 1 “Statuta Congregationis sub tit. Immaculatae Conceptionis Beatae Virginis Mariae Clericorum Regularium Marianorum”. Les Mariens étaient à cette époque désignés comme «Regulares», comme religieux prononçant des vœux solennels ; «Congregatio... Regularium» signifiait la même chose que «Ordo» (Ordre). Préface
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