Constitutions et Directoire Des Peres Mariens

84 Encore du vivant de notre saint Père Fondateur, le règle marienne qu’il avait composée a subi d’autres modifications, comme en témoigne le texte «Règle de vie des Prêtres Récollets de la Très Sainte Vierge Marie conçue sans péché, à savoir les Pères Mariens» (1678) et «Règle de vie religieuse de la Congrégation de la Très Sainte Vierge Marie conçue sans péché, des ermites mariens» (1694/1698). En 1699, avec l’approbation papale, reconnue par Innocent XII, les Mariens ont reçu le droit de prononcer des vœux solennels pour «suivre la règle des dix vertus de la Très Sainte Vierge Marie» (appelée également «Règle des dix préférences de la Très Sainte Vierge Marie». – «Regula decem Beneplacitorum B.V.M.»). En raison de l’adoption de cette «règle», les Mariens sont devenus, d’une certaine manière, dépendants de l’autorité des Frères Mineurs Observants (franciscains réformés). Le 6 juin 1701, prononçant des vœux solennels devant le Nonce Apostolique, le saint Père Fondateur – désirant conserver le caractère spécifique de son œuvre - a ajouté la déclaration suivante : «Je jure d’observer la Règle des dix préférences de la Très Sainte Vierge Marie tant qu’elle ne s’oppose pas à notre Institut». La «Règle» adoptée par les Mariens, accroissant leur piété mariale, exigeait un complément sous forme de leurs propres constitutions, qui comprendraient des dispositions pratiques indispensables dans la vie. C’est pour cette raison que l’on a élaboré les «Statuts des Pères Mariens de l’Ordre de la Très Sainte Vierge Marie, sous l’invocation de l’Immaculée Conception» sur base de la «Règle de vie» mais avec un nouveau chapitre sur l’activité apostolique des Mariens (qui ne sont plus appelés «ermites») en y joignant des règles définissant leur dépendance à l’égard des autorités franciscaines. Ces «Statuts» ont été approuvés par le pape Innocent XIII le 3 septembre 1723. Constitutions et Directoire

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