Constitutions et Directoire Des Peres Mariens

363 CHAPITRE VI VERTU DE L’OBÉISSANCE De l’obéissance de la Vierge, la sixième de ses vertus mentionnées dans l’Évangile, que vous devez avoir, et en laquelle vous devez imiter la Vierge de trois manières. La Vierge Marie fut toujours très obéissante, et à Dieu, et aux hommes en vue de Dieu. Aussi, par le mouvement de son obéissance, pour plaire à Dieu, elle a pensé́, dit ou fait ce qui suit : par obéissance, elle conçut le Fils de Dieu; et, lorsque les jours de sa purification furent accomplis [Cf. Lc 2, 22], elle porta son Fils au temple ; elle offrit deux tourterelles ou deux colombes ; elle obéit à César en allant à Bethléem ; et là, cinquièmement, elle fit profession de son obéissance, en se déclarant sujette de l’empereur [Lc 2,1,4-5]. À l’exemple et à l’imitation de la Vierge, les âmes consacrées à Dieu doivent, pour plaire au Christ : obéir à Dieu, en observant ses commandements ; offrir des tourterelles en faisant une vraie confession de leurs péchés, et des colombes, en aimant Dieu de tout leur cœur ; et, la journée achevée, avant d’aller prendre leur repos, présenter leurs œuvres à Dieu et lui en rendre compte. Ils doivent encore, en vue de Dieu, obéir à leurs Supérieurs, se disant que la Vierge, qui avait conçu par obéissance, enfanta aussi Notre Seigneur alors qu’elle se tenait en l’obéissance d’un homme, à savoir de César Auguste. Car, sans l’obéissance, l’âme ne peut concevoir le bien, ni enfanter et produire aucune bonne œuvre. Pour posséder plus parfaitement cette vertu d’obéissance, ils sont tenus d’avoir, par élection de la communauté́, un Supérieur et lui rendre une stricte obéissance. Et parce que ce Supérieur tient la place de la Vierge, ils doivent le choisir tel, qu’il soit un vase Règle des dix plaisirs ou Des dix vertus évangéliques

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