357 Pour avoir plus parfaitement cette prudence de la Vierge, que l’on soit très strictement fidèle, dans la réception des novices, à n’admettre dans la maison de Marie, que des personnes angéliques, à savoir vaillantes d’esprit et de corps, fidèles et catholiques, sans tache d’infamie, sachant suffisamment lire et qui ne soient liées à l’égard d’aucune personne séculière par aucune obligation. CHAPITRE III VERTU DE L’HUMILITÉ De l’humilité de la Vierge, la troisième de ses vertus mentionnées dans l’Évangile, que vous devez avoir et en laquelle vous devez imiter la Vierge de trois manières. La Vierge Marie a toujours été très humble, elle dont le Seigneur a regardé́ l’humilité. Par le mouvement de son humilité́ [Cf. Lc 1,48], afin de plaire à Dieu, elle pensa, dit et fit ce qui suit : elle fut troublée, c’est-à-dire qu’elle eut peur, quand elle fut louée par Gabriel. Et, deuxièmement, elle répondit à Gabriel avec humilité́ : « Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. » [Cf. Lc 1,38] À l’exemple et à l’imitation de la Vierge, que les personnes appartenant à cet Ordre craignent et soient inquiètes quand elles s’entendent louer ou sont mises en quelque office. On reconnait qu’une âme possède une humilité́ vraie, quand, louée au dehors, intérieurement elle s’en attriste et se sent troublée ; de même, l’on ne peut douter qu’il n’y ait en elle un orgueil véritable, quand, élevée en charge ou louée par quelqu’un, elle en est tout épanouie et joyeuse. Dans les chapitres et délibérations, qu’elles se comportent avec humilité́ ; qu’elles ne s’excusent ni ne se défendent ; qu’elles ne préfèrent pas Règle des dix plaisirs ou Des dix vertus évangéliques
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