Constitutions et Directoire Des Peres Mariens

355 Pour avoir plus parfaitement cette chasteté́, qu’elles fuient l’oisiveté, les excès de boisson, les relations et les conversations suspectes, la parure du visage et du corps, le chant destiné à plaire aux gens ; qu’elles ne cherchent et ne s’étudient à plaire qu’au Christ, lequel est tout désirable [Cf. Cant 5,16] tout aimable et le plus beau de tous les époux. Oh ! Que d’âmes ont été́ perdues par l’oisiveté́ et l’ivrognerie ! Combien ont trouvé leur poison et leur condamnation dans les entretiens, les familiarités, les lettres et les petits présents! Combien de consciences ont été́ amenées au mal par le visage et le chant ! Heureuse l’âme qui peut dire de cœur, de bouche : Jésus mon Amour, Jésus mon Époux, Jésus, mon Dieu et mon tout ! Oh ! quel beau et spacieux royaume recevra, dans le siècle à venir, l’âme qui, en ce monde, s’est, pour le Christ, enfermée dans un monastère, surtout si elle a gardé́ non seulement la clôture locale, mais aussi celle du cœur, ne donnant permission à aucune vanité́ d’entrer par les fenêtres des sens, ni à son cœur de se répandre au dehors par ses affections ; mais vivant au dedans d’elle-même d’un amour total, cordial et effectif pour le seul Jésus, et, en Jésus seul, cherchant son plaisir et sa consolation. CHAPITRE II VERTU DE LA PRUDENCE De la prudence de la Vierge Marie, la seconde de ses vertus mentionnées dans l’Évangile, que vous devez avoir et en laquelle vous devez imiter la Vierge de trois manières. La Vierge Marie a toujours été́ très prudente et, par le mouvement de sa prudence, afin de plaire à Dieu, elle a pensé́, dit ou fait ce qui suit : elle réfléchissait à ce que Règle des dix plaisirs ou Des dix vertus évangéliques

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