347 qui possèdent une voix active et passive, trois de chaque diocèse ou province, convoqués dans une maison par une lettre du supérieur général en fonction. Là, après une journée de jeûne et après une Messe chantée en l’honneur du Saint-Esprit, ils doivent s’enfermer aussi longtemps qu’ils n’auront pas élu, par vote secret, quelqu’un de digne et se distinguant par sa solidité, sa prudence, sa discipline religieuse et sa science. Le secrétaire et le discretus75 signeront le document confirmant l’élu, avec l’accord de la majorité des électeurs, et tous doivent baiser la main de l’élu en signe de respect et d’obéissance. Après l’élection, ils se rendront à l’église pour chanter l’hymne Te Deum laudamus, etc. Si l’on a remarqué que quelqu’un ambitionne explicitement une fonction, qu’il soit proclamé pour toujours inapte à remplir toute fonction. Qu’ensuite se fasse l’élection des assistants et du procureur général, ainsi que des provinciaux, également par vote secret. Si quelque chose est adopté au cours de cette assemblée, cela doit être consigné dans les actes généraux. 75Le mot «discretus» qualifiait, dans l’ordre franciscain, les conseillers des supérieurs ou délégués au chapitre qui présentaient au chapitre les desiderata des communautés de confrères qu’ils représentent ; Cf. M. Mayer, art. Discreto, dans : Dizionario degli istituti di perfezione, Roma, III, 715-717. On ne sait pas avec certitude qui était ce discretus chez les Mariens, mais il est possible qu’au chapitre, il soit en quelque sorte le «délégué» de la communauté marienne. Il présentait au chapitre les souhaits des confrères afin de s’assurer que toutes les normes procédurales soient respectées ; et c’était donc à lui qu’incombait la tâche de recueillir, vérifier et compter les votes lors du vote individuel, comme le fait actuellement le «scrutateur» dans notre Congrégation. Cf. Directorium Marianorum, Romae 1988, nos 224 et 226. Règle des dix plaisirs ou Des dix vertus évangéliques
RkJQdWJsaXNoZXIy MjI2Mw==