76 exarque pour les Russes de rite byzantino-slave et pour tous les catholiques de rite oriental et a reçu la dignité d’archimandrite Il est arrivé à Harbin le 11 décembre de la même année Ont également travaillé avec lui les pères Józef Hermanowicz, Tomasz Podziawo, Władysław Mażonas et Kosma Najłowicz, les frères Antoni Aniśkiewicz, Bronisław Ivanauskas, Antoni Zaremba, Stanisław Bohowicz En traitant de manière panoramique les vingt années de la mission marienne à Harbin, le plus important à souligner est la valeur universelle et religio-spirituelle (œcuménique) de cette activité Le service des Mariens avait un caractère atypique Au sens strict du terme, on ne menait pas ici de travail paroissial, car il n’y avait pas de paroissiens, si l’on ne tient pas compte de la petite centaine de personnes (y compris les élèves) appartenant à Saint-Nicolas Il n’y avait pas non plus de travail missionnaire typique, car on évitait le prosélytisme Les Mariens avaient la direction spirituelle dans trois établissements d’enseignement : le lycée Saint-Nicolas, l’école des Ursulines et celle des Franciscaines Chacune de ces institutions possédait une chapelle publique de rite oriental, accessible non seulement aux jeunes élèves et aux Uniates, mais également à tous les intéressés On s’occupait également d’œuvres caritatives et des orphelins Le lycée Saint-Nicolas jouissait d’une particularité, car, à la fin de la mission de Harbin, c’était pratiquement l’unique institution pour laquelle restaient les Mariens Si, au début de son existence (cela avait commencé par un orphelinat, ensuite un pensionnat), on ne traitait pas cette institution au sérieux, à la fin des années 1930 c’était une fierté d’appartenir aux élèves de cette école Même les communistes ne tarissaient pas d’éloges sur les méthodes d’enseignement et les pédagogues L’école a connu une sorte de progression Son existence a été menacée en 1937 L’État fascisant de Mandchourie a commencé une lutte contre l’enseignement privé, mais les autorités de l’État étaient cependant convaincues que les écoles des Mariens, des Ursulines et des Franciscaines étaient soumises au droit papal et elles n’ont pas été liquidées Deux diplômés de cette école sont plus tard devenus Mariens : les pères Apollo Katkoff et Glem Briancianinoff Pour contrer la propagande orthodoxe et mieux expliquer la doctrine catholique, le père Abrantowicz a commencé à éditer une revue
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