94 Bienheureux Jerzy Matulewicz, Journal spirituel, Maison d’édition des Pères Mariens, Warszawa 2022, p. 116 «Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?» (Rom. 8, 31). «Qui donc pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? (Comme il est écrit : « C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir»). Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur» (Rom. 8, 35-39). Que ces paroles soient notre encouragement, notre soutien et notre consolation dans toutes les persécutions. Par ces paroles, sachons où se trouve notre force : dans un total reniement de soi et dans un grand amour de Dieu, dans un abandon total au Christ et en union avec Lui. Tenons dans nos bras la croix du Seigneur Jésus, et aucune force ne pourra nous nuire, nous retenir ou nous barrer la route. «Si Dieu est avec nous, qui est contre nous ?» (Rom. 8, 31). «Je peux tout faire en Celui qui me fortifie» (Ph 4, 13). MÉDITATION Une période d’épidémie révèle la fragilité de la condition humaine. La maladie, la souffrance, la mort sont signes de l’éphémère. Des personnes jusqu’alors proches de nous ont été soudainement enfermées dans quelque chose qui leur ressemble encore, mais leurs visages sont devenus pâles, plats, figés, sans expression. Cette chose, autrefois pleine de vie, devient, comme dans un théâtre grec, un masque sous lequel émergent les souvenirs. Les spectateurs observant cette pièce en deviennent soudain les acteurs, participant à des actes pleins de douleur, ils observent la mort. La ville algérienne d’Oran est la scène décrite par Albert Camus dans La Peste. L’œuvre est datée des années 1950 du XXe siècle. La ville se bat près d’un an pour survivre. La maladie est ici la définition du mal, de la mort. Les héros de l’œuvre adoptent des attitudes différentes face à la peste. Certains, comme le docteur Bernard Rieux, se battent pour la vie de leurs patients. Il les sert, mû par des élans humains de compassion, de solidarité,
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