90 Le sens de l’histoire à la lumière de la foi Est-ce que je crois en Dieu et donc, est-ce que je suis confiant qu’Il guide réellement, concrètement mon histoire de vie, l’histoire du salut dans cette communauté religieuse concrète ? Le jour de récollection est aussi un bon moment pour revenir à ces situations, ces faits, dans lesquels nous avons éprouvé l’amour de Dieu, Sa miséricorde, quand, comme nous le disons parfois, nous avons tenu Dieu par les pieds. Est-ce que je me souviens de ce moment où je suis tombé amoureux de Dieu, où Il m’a attiré vers Lui, où j’ai découvert ma vocation marienne ? Cela vaut la peine de revenir à ces moments pour que, à l’avenir aussi, nous nous laissions surprendre par la Miséricorde de Dieu à notre égard. Nous n’avons pas besoin seulement de cette leçon d’histoire et d’en tirer des enseignements (l’histoire aime se répéter ?). Dans le contexte biblique, nous voyons, par exemple, que ce n’est pas une coïncidence si les livres I et II des Chroniques, qui, à l’origine ne formaient qu’un seul livre, que le texte hébreu appelle Dibre Hajjamim, ou événements des jours. De quels événements s’agit-il et quels jours concernent-ils ? Sont-ils uniquement liés à l’époque de l’accession de Salomon au trône d’un État uni, ou peut-être aussi à l’époque où le ricanement du diable tentant d’appeler le droit de tuer le droit de vivre semble se faire entendre dans plus d’une rue de l’Europe contemporaine et au-delà ? Une époque où la boulimie d’information accompagne une anorexie de rêves, et où un voleur pris en flagrant délit crie que ce n’était pas sa main. À l›exemple du livre des Chroniques déjà mentionné, nous voyons d’une part que son auteur, qui était probablement le prophète Esdras, montre la colère de Dieu envers le peuple infidèle, mais que, d’autre part, il souligne en même temps très fortement Sa Miséricorde. Ainsi, déjà dans les pages de l’Ancien Testament, l’histoire de l’infidélité de l’homme est une invitation à espérer et à louer Dieu, car Il nous montre Sa Miséricorde et nous donne encore une chance. Ayant éprouvé la miséricorde, je peux, avec assurance, entreprendre une tentative véritable, de chanter, pas seulement pastoralement, un monde blessé. Conclusion. Si les Juifs, luttant à cette époque contre les difficultés, mettaient Dieu en premier, la lignée de David s’assiérait à nouveau sur Sion et le Royaume de Dieu régnerait sur toute la terre. Si, aujourd’hui, nous qui luttons contre le fardeau de la guerre, de la pandémie, de la solitude ou de la confusion mentale parmi de nombreuses voix contradictoires, nous faisons preuve d’obéissance à la Parole de Dieu, nous ne déserterons pas la croix à l’approche du Vendredi saint de notre vie, mais, demeurant avec foi près de la croix, nous ferons l’expérience de la résurrection !
RkJQdWJsaXNoZXIy MjI2Mw==