88 appartient uniquement aux croyant parfaits, joliment maquillés qui, ayant déjà atteint la plénitude de la perfection, ne doivent pas se soucier d’un laissez-passer gratuit pour entrer dans le club élitiste des sauvés. De cette manière, le don de l’Immaculée Conception nous révèle avec force la vérité que, éternellement, Dieu a aimé chaque être humain en entier et qu’Il confirme perpétuellement Sa décision irrévocable. De plus, le mystère de l’Immaculée Conception, signe de la Miséricorde de Dieu, conduit par conséquent à la nouvelle création, il devient une icône de l’homme nouveau. Que signifie ceci en pratique ? Dans Son Immaculée Conception, Marie éprouve réellement l’action de l’Esprit Saint qui fait d’Elle une créature nouvelle, et aujourd’hui, imitant Marie, le Marien, libéré de ses péchés par la force de la grâce, devient lui aussi un homme nouveau (voir 2 Co 5,17 ; Rm 7,6 ; 8,1-16 ; Ga 5,16-25), en qui sont renouvelées l’image et la ressemblance originelles avec Dieu (voir Col 3,10 ; Gn 1,27). Il n’est pas étonnant que le prophète de l’Immaculée Conception, saint Stanislas Papczyński, devienne aujourd’hui l’avocat privilégié de ceux qui cherchent leurs véritables origines et sources, qu’il aide à découvrir encore une fois qu’on ne peut lire l’histoire de l’homme sans Dieu, tout comme, dans n’importe quel domaine de notre vie, on ne peut pas tomber dans un activisme stérile sans l’action de la grâce. Ainsi, en nous appuyant sur la richesse du mystère de l’Immaculée Conception, n’entrons pas aujourd’hui dans de nouvelles versions de l’ancienne hérésie du pélagianisme, mais, emplis de joie devant le don, chantons, reconnaissants, avec Marie l’hymne de louange – Le Puissant fit pour moi des merveilles (Lc 1, 49). A l’image et à la ressemblance... Effectivement, le Seigneur Dieu fait de grandes choses en nous et pour nous, mais sommes-nous vraiment en train de devenir une nouvelle création, et si c’est le cas, sommes-nous vraiment à Son image et à Sa ressemblance, ou plutôt à notre image, encore limitée dans une mesure estropiée et mesquine ? Le père Józef Tischner a raconté une histoire intéressante, au sujet de son travail pastoral phénoménal : «L’amour en soi est incompréhensible, mais grâce à l’amour nous pouvons tout comprendre» ; c’est un extrait d’une de ses homélies dialoguées, où les interlocuteurs étaient des enfants de l’école maternelle. En effet, dans les années 1970, le père Tischner célébrait des messes connues pour les enfants de l’école maternelle et leurs parents, à l›église Saint-Marc de Cracovie. Au cours d›une de ces messes, pendant l’homélie, il a demandé aux plus jeunes qui Dieu avait créé de plus beau, qui est exceptionnel, inimitable, créé à l’image
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