82 ne serait-ce que les confrontations douloureuses avec leur milieu le plus proche les poussant à posséder une progéniture ou à se débrouiller avec l’accès au traitement et son coût. Les confesseurs ne montrent parfois pas de délicatesse suffisante envers eux. Il arrive qu’ils leur suggèrent que leurs difficultés à concevoir des enfants sont liées à leur passé de pécheur. Il arrive qu’ils mettent dans le même sac la malédiction, le mauvais sort, la contraception, l’avortement, la carrière, etc. C’est non seulement blessant, mais carrément inacceptable. Une pratique tout aussi contestable est de proposer trop rapidement de moyens prétendument éprouvés pour déclencher la fertilité : l’intercession des saints, la célébration de neuvaines, les prières seules efficaces, la participation à des pèlerinages, l’utilisation d’objets de culte déterminés ou d’autres pratiques ascétiques. Si, pour les chrétiens pratiquants, elles seront une expression de la foi et un renforcement du chemin spirituel, ce sera, pour les personnes emplies de la douleur de l’infertilité et éloignées de Dieu ou dont la foi est seulement tiède, elles peuvent devenir un nouvel argument pour dire que Dieu n’écoute pas, n’aide pas, est loin. Les situations sont variées, mais nous savons bien que toute prière mûre, quelle que soit la grandeur de l’intention, sous-entend : que Ta volonté soit faite. Il faut amener patiemment une partie non négligeable de ces personnes vers cette maturité, également pour éviter de traiter le christianisme de manière magique. Perspectives... J’ai mentionné qu’il existe des centres pastoraux (par exemple, le Sanctuaire de saint Stanislas Papczyński à Marianki, la Paroisse de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie à Lublin, la Paroisse de NotreDame de la Miséricorde à Varsovie ou la Paroisse de Notre-Dame Reine de Pologne à Varsovie, où on propose l’Eucharistie avec la participation des personnes infertiles, célébrée à leurs intentions ou d’autres rencontres de prière qui leurs sont dédiées. Il existe aussi des pastorales, telle celle de Stegny à Varsovie, qui ne sont pas seulement l’occasion de prier les uns pour les autres, mais qui sont aussi un asile où l’on peut venir avec ses doutes, ses questions et ses espoirs ; éprouver que l’on n’est pas abandonné, condamné à la solitude, maillon inutile dans une série de relations sociales. Il existe également des journées de recueillement pour ces ménages, et même des sessions de retraite proposées depuis longtemps (Maison de Retraite «père Kazimierz Wyszyński» à Sulejówek). Ce sont certainement des propositions bonnes et nécessaires. De ces propositions sont nées des
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