80 aller dans la rue pour empêcher notre victoire dans la guerre juste pour l’âme ? Je veux être un petit point. Je veux le polir jusqu’à ce qu’il étincelle»1. Dans cette approche, il est important de voir qui nous sommes en tant que personnes, homme et femme, couple mais aussi personne consacrée. Nous avons ici toute une anthropologie, le domaine du sexe, de la sexualité, de la psychique et de l’intellect, et enfin de la spiritualité. En mettant en évidence chacun de ces domaines, nous réalisons que, malgré la richesse que Dieu a incluse dans la création, nous sommes cependant fortuits, finis, nous n’avons pas de place permanente sur terre, nous tombons malades, nous vieillissons, nous mourons, nous n’avons pas d’enfants. Nous percevons que ce processus de connaissance de soi est dynamique, et que les gens réunis dans la pastorale veulent vivre et accepter la vie ; la première, la deuxième... et la cinquième. Ils désirent donner le témoignage d’un amour sacrificiel et fécond - ils découvrent que la vie est un don ouvert à l’autre et pour l’autre. Et c’est ici le lieu d’une catéchèse renouvelée sur le mariage. Ce sacrement est comme un exorcisme non seulement pour l’égoïsme des conjoints eux-mêmes, mais aussi pour les attentes égoïstes de leur milieu, grandmères, mères, tantes, oncles et amis perplexes. Une bonne catéchèse au sujet du sacrement du mariage leur permet de découvrir l’amour accompli. Ils sont un don l’un pour l’autre. Leur dévouement mutuel ne manque de rien. Leur amour est complet. Ils l’apprennent du Christ, qui leur apprend à vivre de l’Eucharistie, de l’amour fidèle, sacrificiel et empli d’espoir pour l’avenir, empli de résurrection. Cette catéchèse, malgré le sacrement du mariage qu’ils ont déjà conclu, s’avère être un processus. Il faut y placer la solitude, parfois des années de solitude ; supporter son conjoint, son temps de maturation pour être un don, pour croire, pour s’ouvrir à quelqu’un qui, biologiquement, ne sera pas conçu dans un mariage concret, mais sera accueilli avec le cœur lui-même, élargi par l’amour qui est Dieu. C’est également une catéchèse au sujet de la grandeur de l’amour conjugal contre l’égoïsme d’un monde qui usurpe le droit de décider de la vie, de son début et de sa fin. C’est une catéchèse au sujet du témoignage humble et inquiet de Dieu de qui tout provient. Ces conjoints sont un signe de la fragilité de l’homme et de la grandeur de Dieu, ils font face à la conviction que le monde technologique et numérique sera une panacée pour la douleur de 1 Katarzyna Nosowska, A ja żem jej powiedziała [Et moi je lui ai alors dit], WIELKA LITERA Sp. z o.o., Warszawa 2018, pp. 86-87.
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