Dans la mission charismatique

27 tence. C’est uniquement un aperçu du problème qui a amené cette grande culture à un état d’acédie, d’impuissance spirituelle. Malheureusement, ces tentatives se font toujours d’abord dans une dimension individuelle, avant de prendre leurs formes institutionnalisées, habillées d’un vaste appareil de notions, de règlements, de règles et d’organes devant garder un nouvel ordre bureaucratique, construit en dehors de Dieu et de Sa loi. L’état d’acédie ne nous est pas non plus étranger, à nous, religieux. Nous savons trop bien que renoncer au radicalisme du témoignage donné de l’Évangile du Christ au profit de la médiocrité de la vie consacrée est une des raisons de la disparition actuelle des autorités parmi nous-mêmes, et indirectement – qui sait – dans la société au sens large. Heureusement, nous protègent de ce marasme spirituel des frères martyrs, y compris les martyrs du communisme. Ce sont des personnes qui ont pu résister au mal parce qu’elles ont fait confiance et se sont confiées à Dieu. Ces martyrs ont cultivé en eux une mentalité de miséricorde – «Jésus, j’ai confiance en Toi». Dans l’ouverture à l’Esprit de Jésus, ils ont eu le courage de donner leur vie pour Dieu et pour les hommes. Car, dans la mentalité de la miséricorde se trouve le don du courage d’annoncer l’Évangile, la confiance dans la toute-puissance et la bonté du Créateur, le témoignage indestructible de la vie, plus grande que la souffrance, le péché et la mort. C’est cette manière de vivre qui a façonné la génération de la miséricorde. On peut comparer la miséricorde à un gène spécifique, qui a été implanté pour de bien dans la génération élevée avec la biographie de sainte Faustine, de saint Maximilien Kolbe, de saint Jean-Paul II, et également de nombreux saints et bienheureux, parmi lesquels également des Mariens : saint Stanislas Papczyński, avec une imagination de la miséricorde allant jusqu’au purgatoire, qui a conduit le Père Stanislas à confier à Dieu ceux qui sont morts sur les champs de bataille de la Pologne de l’époque ; les bienheureux martyrs de Rosica, Antoni Leszczewicz et Jerzy Kaszyra, avec une imagination de la miséricorde leur permettant d’accompagner les gens jusqu’au derniers instants de leur vie, afin qu’ils puissent regarder la mort dans les yeux avec espoir et courage, et entrer ensemble dans la gloire du Christ, qui vient vers eux de l’avenir pour les y conduire ; et enfin, les candidats contemporains aux autels, tels, mentionné dans cette réflexion, Jānis Mendriks, Andrzej Čikoto, Fabian Abrantowicz, Vladas Mažonas, Eugeniusz Kulesza, qui, avec une imagination de la miséricorde, dans la terreur communiste, les maltraitances psychiques et physiques, ont résisté à la souffrance et, au milieu de la bestialité ont donné le témoignage de la dignité de l’homme, personne immergée dans la grâce et la bonté de Dieu.

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