17 l’amour de Dieu par l’amour de soi et l’amour surnaturel par l’amour des biens terrestres (plaisirs, honneurs, richesses). Ces courants ont joué un rôle de plus en plus important à la cour papale, et les nouvelles coutumes et le nouveau mode de vie avaient une influence considérable sur la perception de Rome par les fidèles. Une remarque essentielle : l’humanisme mentionné avait également un autre visage, catholique, qui n’impliquait pas nécessairement une rupture avec la manière présente jusqu’alors de comprendre le monde et la remise en question la civilisation chrétienne. Cette tendance humaniste et un certain style de piété y liée a influencé l’art, la peinture, la sculpture et l’architecture de la Renaissance. On n’y voit pas de rupture avec la vision théocentrique du monde et la disparition complète de la piété. Raphaël, Michel-Ange, Le Pérugin ou Botticelli, à la suite des théologiens, présentent dans leurs œuvres une réalité sanctifiée, imprégnée de la présence de Dieu. Ils s’efforcent de ne pas éviter de montrer la création du monde par Dieu, l’importance de l’Église, du ciel, du jugement dernier, la glorification du Christ ou de souligner l’autorité de Pierre. Les artistes de cette époque (XVe -XVIe siècles) montrent la Sagesse de Dieu en action, le temple vivant construit avec des pierres vivantes, choisies par Dieu. Ils parlent de
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