Dans la mission charismatique

104 Références Dans une période de douleur vécue, un religieux peut adopter et lier diverses manières de vivre pratiquement la souffrance d’un côté positif ; ci-dessous trois parmi de nombreuses références possibles : Ε Ε Personnellement En se référant, par exemple, à la souffrance provoquée par des relations difficiles dans la Congrégation, on peut se rappeler les bons moments de la vie religieuse, afin de ne pas se laisser déprimer par ses propres réflexions au sujet des relations difficiles avec les frères. Saint Grégoire le Grand donne un conseil utile en rappelant la figure de Job, qui, après avoir subi de nombreux malheurs, se souvient de la douceur des bénédictions reçues autrefois et dit : «Si nous avons reçu des biens de la main du Seigneur, pourquoi n’en accepterions-nous pas des maux ?»1 Ε Ε Avec un confrère Il semble bon de trouver parmi les frères quelqu’un de confiance, éprouvé spirituellement, avec qui on pourra parcourir ensemble le chemin de la souffrance. Par principe de charité, une telle personne devrait, en voyant la souffrance du confrère, venir elle-même la première avec une proposition. Si ce n’est toutefois pas le cas, on peut personnellement prier le frère choisi de nous accompagner, avec une intention du cœur exempte de motifs égoïstes et égocentriques, tels que «je ne veux pas déranger les autres dans leurs occupations», teintée nota bene d’orgueil, de peur, par exemple, que la demande soit refusée. Une telle attitude de demande peut conduire à mettre en évidence un trait caractéristique de la mission charismatique de chaque communauté religieuse dans l’Église. A savoir, chaque communauté est appelée à l’existence pour, entre autres, être particulièrement conforme à la relation de Jésus avec les apôtres, pour vivre dans une unité plus parfaite. Et de manière plus transcendante, elle devrait refléter la relation des Personnes de la Sainte Trinité, qui sont dans une Communion perpétuelle d’amour. Pour le religieux souffrant, entrer dans une telle relation avec son frère révèle, d’une part une attitude d’humilité du souffrant, d’ouverture de son cœur au frère, de partage de son propre état de souffrance, ses réflexions spirituelles. Pour un religieux, ce style de vivre la souffrance avec un autre 1 Commentaire du livre de Job, 3, 15-16 ; Liturgie des Heures, Heure des lectures pour le 8e lundi du temps ordinaire.

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