Dans la mission charismatique

98 Communauté. Le voyage terrestre vers le ciel doit se faire ensemble, dans l’Église. Depuis la communauté des Douze, en passant par la communauté de prière, quand deux ou trois sont réunis en Mon nom, ou deux ou trois se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, jusqu’à Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle, le Christ a donné le signal que extra eclesiam nulla salus. L’Évangile, avec son message kérygmatique, est une réponse fascinante pour les personnes tourmentées par la souffrance et le spectre de la mort. Il exige un renouvellement. Il implique toujours le souci de rendre le service du héraut de l’Évangile moins sécularisé, d’être une personne consacrée, plus concentrée sur l’obéissance à la Révélation ; c’est une plus grande discipline, une plus grande austérité des mœurs, un enseignement plus clair et plus fort. Dans le renouveau kérygmatique, il s’agit de rapprocher l’Église du message originel et original du Christ Seigneur, à savoir que l’Esprit Saint conduit les hommes au Christ et qu’il n’y a pas d’autre Christ que Celui que l’Église présente, comprenant la foi en Lui exprimée sous forme de dogmes comme vérité obligeant la conscience3. Notre Père Fondateur, saint Stanislas de Jésus et Marie Papczyński, nous a transmis ce message kérygmatique en montrant le Mystère de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie. Dans la liturgie de l’Église en novembre, nous méditons particulièrement le triomphe de l’Église, rappelant des saints qui ont atteint la gloire du ciel et ceux qui sont en purification dans le purgatoire, ainsi que ceux sont pèlerins sur la terre. La lutte est un élément inhérent au pèlerinage. L’espoir d’une vie éternelle se forge au milieu des réalités terrestres ; à côté des moments heureux, ne manquent pas ceux qui sont marqués par la douleur et les larmes. Les questions sur la souffrance ne manquent pas, pourquoi Dieu ne l’empêche-t-Il pas, ou peut-être veut-Il que nous souffrions. Il faut dire qu’ils sont une partie de ce bonheur qui vient de l’éternité et qui est la vie du Christ, et qui ne connaît plus la mort. En paraphrasant un peu les paroles de C.S. Lewis, nous pourrions dire que Dieu veut probablement que nous apprenions à aimer et à être aimés. Il veut que nous mûrissions. Dieu nous a donné par amour le don de souffrance. La douleur est le mégaphone de Dieu, qui apporte la vie à un monde sourd. L’homme d’espoir est comme un bloc de pierre à partir 3 Cf. Paweł Lisicki, Luter. Ciemna strona rewolucji [Luther, le côté sombre de la révolution], Fronda, Warszawa 2017, p. 23.

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