333 infailliblement le denier mérité par un serviteur fidèle pour une journée de travail [cf. Mt 20, 2]. 3. Chaque fois que vous serez à l’église ou dans la chapelle, croyez que vous êtes au ciel. Chaque fois que vous passerez devant le Saint-Sacrement, baisez humblement la terre, adorant le Seigneur du ciel et de la terre, véritablement présent, et rendant grâce pour ce souvenir si digne d’admiration. 4. Que le silence, gardien béni du recueillement intérieur, soit ininterrompu parmi vous, surtout dans la chapelle, la sacristie, le réfectoire et les autres lieux destinés à la communauté. Et après la bénédiction du soir jusqu’à celle du matin47, personne ne sera autorisé à dire quoi que ce soit. Et si quelqu’un avait le besoin indispensable de s’adresser à quelqu’un, qu’il le fasse avec la permission du supérieur48, toujours précédée des mots : «Béni soit Dieu» (Benedictus Deus), et l’autre répond: «Pour les siècles» (In aeternum). Aux évêques et à tout supérieur, vénérant en eux le Christ, vous devez parler après avoir d’abord plutôt humblement49 demandé une bénédiction. 47Il s’agit d’une bénédiction donnée par le supérieur à ses subordonnés : le matin, après la méditation, et le soir, avant le repos de la nuit (Cf. ci-dessous, chapitre VI, §§ 1 et 5). 48Il semble que cette «permission du supérieur» pour s’adresser à quelqu’un (à savoir dire quelque chose à un des confrères) était toujours exigée, c’est-à-dire durant la journée, et pas seulement durant la nuit, comme c’était prescrit à l’origine pour les Piaristes (plus tard, cette prescription a été assouplie dans le sens de «non frangi silentium submisse loquendo» - parler en sourdine n’enfreint pas le silence) ; Cf. Const. SP, partie I, chapitre VI, § 1. 49Dans NV de 1687, au lieu de «plutôt humble», on trouvait : «agenouillé» (flexis genibus), selon l’habitude en vigueur chez les Piaristes (Cf. Const. SP, partie II, chap. VII, § 1), ce qui, à partir de 1659, n’obligeait pas leurs prêtres (Cf. ibid., note 112). La Règle de la Vie
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